Les récits de Robert Massé
Tante Marie-Claire
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Tante Marie-Claire a-t-elle existé dans la vraie vie? Oui c’est tante Joséphine. Elle était aussi joyeuse que gentille. Pourtant ma marraine avait une sacrée besogne entre la ferme, le mari et les six enfants, dont un fils malade et déficient. “Un enfant de trois ans! Une tête d’enfant sur un corps d’homme! Ça ne peut pas fonctionner!” Joséphine a inventé à elle seule, à force d’amour, une réforme pédagogique pour élever ce coeur simple. Émouvante Joséphine.
Viens-t’en! Marche!
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Variation sur le thème “métro, boulot, dodo”. Pas en mode TGV ou en cyberréalité. Seulement au rythme lent et puissant de Jack, le boeuf de la ferme. Jack c’est le boeuf de la famille, une brave bête. Un boeuf à mesure d’homme! Une journée avec Jack c’est à la fois lent et court comme une vie. “Elle est courte, la route! Viens t’en! Marche”. Jack, c’est moi Robert Massé.
La maison du sorouêt
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Ma mère Célanire Lavoie a mis au monde 15 enfants. Sur les 15 enfants, 10 sont demeurés vivants. Je suis le quinzième de la fournée de Célanire et Arthur Massé, mon père. En 2008, alors que j’ai 91 ans, je suis le dernier survivant de ma fratrie. J’ai voulu leur rendre hommage. J’ai voulu offrir à mon frère Antonio, dont c’était l’anniversaire de ses 83 ans en 1983, la maison du sorouêt où il est né ainsi que les autres aînés, Louis, Maria, Gérard, Isidore. Comme la maison avait été démolie, je lui ai rebâti sa maison à coup de mots. Pour toi mon “vieux brin d’herbe rassis, encore vert”, pour toi ma “vieille fraise de 82 ans”, pour mon frère Antonio que j’ai aimé comme je les ai aimés tous.
Petite fugue
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Un pan de mon histoire avec mon fils Yves, mort des suites d’un accident d’auto en février 1983. J’ai puisé au plus profond de ma détresse la force d’émerger et de m’élever avec lui vers Dieu. J’y fais une relecture de la fugue qu’il avait faite alors qu’il avait 13 ans, nous inquiétant tant mon épouse et moi. J’avais pu le ramener vivant, le protéger mon enfant. Devant sa mort j’ai été mis KO. C’est lui cette fois qui m’a sauvé. “Et de l’au-delà, ce soir-là, et depuis, il ne m’a dit rien de plus”.
La Titite
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Les grands cadeaux de la vie dérangent souvent notre confortable tranquilité. Ainsi en est-il de la Titite, ma première petite-fille Pascale, aujourd’hui belle jeune femme de 26 ans. Retraité, je me disais que j’allais enfin pouvoir me reposer et consacrer mon temps à l’écriture. Nenni! La naissance de la Titite devait changer notre vie à jamais pour notre plus grand bonheur. “Comment résister à deux Titites qui vous prennent toute votre vie, même si vous n’en avez qu’une à vivre?” Vibrant hommage à mon épouse Thérèse, ma Titite à moi. Vivant hommage à la Titite de mon épouse, ma petite-fille Pascale.